Les associations implicites

Les associations implicites

Ce qu’on pense… et ce que l’on croit penser !

En psychologie sociale, il existe un concept décrivant la façon dont nous nous positionnons par rapport à des objets de valeur : l’attitude. Dans cette perspective, ce que nous pensons d’un objet, la façon dont nous allons nous comporter vis-à-vis de lui, ce que nous savons de lui, l’expérience que nous avons de lui… tout cela est regroupé dans notre esprit et constitue un tout cohérent, l’attitude.

Concept majeur de la psychologie sociale, les travaux sur les attitudes sous-tendent de nombreuses pratiques professionnelles, qu’il s’agisse de mesurer l’attitude ou de la changer :

  • Publicité et marketing : comment amener quelqu’un développer un a priori positif vis-à-vis d’un objet dans l’optique d’obtenir de lui un comportement d’achat ?
  • Politique : comment mesurer ce que les gens pensent d’une personne, d’un parti politique, d’une question d’actualité, et en quoi ce qu’ils pensent est un bon prédicateur de comportement (vote) ? Est-il possible d’encourager certaines opinions, et d’en décourager d’autres (propagande) ?
  • Santé et environnement : comment amener les populations à développer une attitude plus favorable vis-à-vis du tri sélectif, des transports en commun, des moyens de contraception… ?

Chose intéressante, ces attitudes ne fonctionnent pas en totale autonomie : elles sont connectées entre elles. De manière plus générale, nous constatons qu’il existe des associations pas toujours conscientes entre plusieurs attitudes. Et il existe un test pour le mettre en évidence !

Faites-vous un lien inconscient entre mince et beau ? Entre féminin et arts ? Avez-vous une attitude automatique plus favorable pour les peaux claires ? Faites le Test d’Association Implicite (TAI) pour le savoir.

 

Comment ça marche ?

En se basant sur l’accessibilité de l’attitude, c’est à dire la force du lien entre l’objet et l’attitude : plus le lien est fort, plus l’accès est systématique et rapide. Ainsi, une réponse rapide indique un lien fort, une réponse lente un lien faible ou inexistant.

Les résultats peuvent parfois être surprenants, et c’est tout l’intérêt du test ! Après tout, « nul n’est plus que soi-même, étranger à soi-même » (Nietzsche). Mais entre le savoir, et le constater, il y a un pas parfois difficile à franchir !